A Pamiers (stade Magnagounet), Pamiers s’incline 10-24 (mi-temps : 4-11).
Pour Pamiers : 1 essai (D. Trastet), 1 transformation (M. Boudjerra).
Pour Ramonville : 2 essais, 1 transformation, 6 pénalités, 2 drops.
Composition Pamiers : J. Escande, J. Berdeil, M. Corraze, D. Macquart, G. Bayre, S. Gouje, B. Trastet, C. Leonetti, D. Trastet, S. Trastet, C. Rouch, X. Joly, C. Bonamy, S. Girbas, M. Boudjerra, H. Akhmal, J. Craissat.
Pamiers a laissé échapper une victoire précieuse dans la course à la qualification au terme d’un match largement à sa portée. Privés une nouvelle fois de Richard Bel et de Damien Clercy, dont les absences se sont cruellement faites sentir dans la conduite du jeu, Marc Tisseyre alignait toutefois une équipe soutenant la comparaison avec son adversaire du jour.
Mais les appaméens sont retombés dans leurs travers, et la débauche d’énergie déployée n’aura pas suffi à masquer les carences d’une équipe dont le manque de condition physique et de fond de jeu ne sont que le juste reflet d’un manque d’assiduité aux entraînements. Si, cette fois ci, la défense aura été quasiment irréprochable jusqu’à la 65 ème minute, que dire d’un jeu d’attaque qui n’est qu’une succession d’actions individuelles. Et lorsque la maladresse gestuelle s’en mêle, l’indigence dans ce secteur du jeu est alors évidente. Le ballon est trop porté, rarement passé et la lecture du jeu devient alors simplissime pour la défense adverse.
Ajoutez à cela l’indiscipline, sanctionnée de 6 pénalités, deux cartons jaunes et un carton rouge, par un arbitre extrêmement tatillon, le défaut récurrent de la parlotte inutile, vous avez les ingrédients de la défaite.
Pourtant les Coqs semblaient avoir fait le plus dur en revenant à 10-12 à la 55 ème minute sur un essai de Léonetti, fêtant sa rentrée dans l’effectif. A ce moment de la partie, Pamiers avait marqué trois essais contre zéro à son adversaire. Sur ces deux essais de D. Trastet, l’un était injustement refusé par l’arbitre. Mais cela démontrait qu’il y avait de la place et que sans son indiscipline et avec une condition physique normale les ariégeois auraient dû l’emporter.
Mais c’est finalement Ramonville qui s’imposait en cette fin de rencontre en signant deux conclusions, alors que les pilonnages ariégeois pendant une dizaine de minutes sous les poteaux des haut-garonnais s’étaient avérés stériles.
La trêve de deux semaines due à l’actualité internationale sera bénéfique pour panser les plaies physiques et psychologiques d’une équipe que l’on sent en proie au doute, voire au désarroi par moments. Mais l’encadrement du club ne cesse de le marteler, les résultats ne peuvent être acquis que par le travail.