Aussillon-Mazamet bat Pamiers : 25-23 (mi-temps 18-4).
Pour Aussillon-Mazamet : 4 essais, 2 transformations, 2 pénalités, 1 drop.
Pour Pamiers : 5 essais (G. Berdeil, D. Macquart (2), R. Bel, S. Trastet), 1 transformation (J. Berdeil).
Composition Pamiers : 1 Maireville, 2 G. Berdeil, 3 Garcia, 4 Corraze, 5 Bonicoli, 6 Roumieu, 7 Clercy, 8 Bonamy, 9 Bel, 10 Leonetti, 11 Caléro, 12 D. Trastet, 13 Macquart, 14 J. Berdeil, 15 Joly, 16 S. Trastet, 17 B. Trastet.
Des regrets, c’est ce qu’il restera aux appaméens au terme de cette rencontre. En effet, avec deux transformations manquées face aux poteaux, il est évident qu’avec la présence d’un buteur dans ses rangs, ils se seraient logiquement imposés en terre tarnaise.
A la mi-temps pourtant rien ne laissait présager d’un tel scénario, puisque les ausillonnais avaient viré largement en tête (18-4). Pour en arriver là, ils avaient défloré à trois reprises la ligne d’en but des ariégeois qui n’avaient répliqué qu’une seule fois par Guillaume Berdeil. Il est vrai que dans cette première période Pamiers avait fait étalage de ses travers désormais habituels, indiscipline, précipitation, maladresses. La possession de balle avait été tarnaise la plupart du temps et comme à défendre on finit inéluctablement par s’user, on voyait mal comment sur ces bases là, la victoire aurait pu échapper aux aussillonnais.
Dès la reprise, sous l’impulsion d’une paire de demis Clercy-Roumieu qui prenait enfin le jeu à son compte et surtout élargissait le jeu, Pamiers se lançait dans une course poursuite effrénée. La possession de balle s’inversait et tour à tour, David Macquart, Richard Bel, Sébastien Trastet puis David Macquart encore, concluaient de superbes mouvements d’attaques dont au moins deux de grande envergure. Le public était tenu en haleine jusqu’à la dernière seconde. Au coup de sifflet final, Pamiers comptabilisait un essai de plus que son adversaire, mais devait s’incliner néanmoins par la faillite de ses buteurs.
Dans l’entourage de l’équipe on ressentait de la déception d’avoir manqué un « coup » possible et mérité, tempéré par les progrès constatés dans l’envie et surtout dans le fonds de jeu. Il y a toujours un gros déchet, certes, mais on a également vu de fort belles choses dans les lignes arrières et çà on en avait perdu l’habitude.
Si les rouge et blanc arrivent à aligner deux mi-temps de même calibre, mais surtout sur les mêmes dispositions psychologiques, alors la fin de saison pourrait être prometteuse.
Cela sera à démontrer dès dimanche, avec la réception de l’invaincu du championnat, la redoutable formation de Villefranche d’Albi. Un test XXL devant une équipe qui, elle, maitrise parfaitement son sujet.